09 octobre 2007

 

Les Sciences auront de plus en plus besoin des femmes

Invitée à Toulouse, vendredi, Valérie Pécresse, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, a fini par avouer que, selon elle, la priorité n'est pas de créer des emplois, mais de restaurer l'« attractivité » du secteur. De fait, la désaffection des filières scientifiques se fait sentir partout dans le monde. Certes, en France, la filière S du baccalauréat est stable, mais c'est parce que les maths sont avant tout un moyen de sélection. Avec des effets pervers : selon l'OCDE, cela renforcerait l'anxiété des élèves vis-à-vis des maths, au lieu de susciter des vocations, notamment féminines... Mais comme le phénomène est global, cela ne suffit pas à expliquer que les universités scientifiques aient perdu de 20 à 40 % de leurs effectifs en dix ans : 37 % en sciences physiques depuis 1995, 18 % en mathématiques depuis 1998. Bien sûr, les classes préparatoires aux grandes écoles ont, elles, attiré 10 % d'élèves supplémentaires en cinq ans. Mais elles ne forment que peu de chercheurs : 5 à 6 % des élèves de grandes écoles font de la recherche, avec un pic à 12-14 % à Polytechnique.

Or les économies modernes reposent sur l'innovation comme moteur de la croissance. La Chine et l'Inde, qui forme 400.000 ingénieurs par an, l'ont compris. Aux Etats-Unis, l'Académie des sciences a tiré la sonnette d'alarme sur la pénurie de chercheurs. Jusqu'à Bill Gates qui, devant le Sénat, a exhorté les Etats-Unis à multiplier par deux le nombre de diplômés en maths et en sciences d'ici à 2015. En Europe, porter à 3 % du PIB le budget de la Recherche nécessitera de recruter 700.000 chercheurs d'ici 2010. Où trouver ce vivier, si ce n'est en levant les obstacles qui pèsent sur les vocations scientifiques des femmes.
Selon le Haut Conseil de la science et de la technologie, les femmes représentent à peine un quart des étudiants dans les sciences fondamentales et les sciences de l'ingénieur, 30 % des élèves de classes prépas scientifiques. Les obstacles « sont largement d'ordre culturel », relève avec acuité le Haut Conseil.

Source: les échos.fr
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