31 octobre 2007

 

Horaire de mathématiques : Nouveau cri d'alarme

"Travailler moins et apprendre mieux, je n'y crois pas du tout. Il y a un temps d'apprentissage incompressible", lance la présidente de l'Association des professeurs de mathématiques de l'enseignement public (Apmep), Pascale Pombourcq. "Prétendre que l'on apprendra mieux en travaillant moins est un impudent mensonge, dont le tour paradoxal vise à désarmer notre bon sens, s'emporte Laurent Lafforgue, mathématicien, lauréat de la médaille Fields et coauteur de l'ouvrage collectif La débâcle de l'école (éditions François-Xavier de Guibert, 2007). Il est désolant d'avoir à rappeler une évidence : plus on consacre de temps à l'étude, mieux on apprend." A l'heure où l'on constate un désintérêt croissant des élèves pour les disciplines scientifiques, les enseignants de ces filières sont particulièrement inquiets des projets du gouvernement. "Que va devenir l'enseignement des sciences du fait de la pénurie de professeurs et des craintes sur la réduction des heures de cours ?", demande Pascale Pombourcq, qui rappelle : "aujourd'hui, même en S avec spécialité maths, on fait moins de maths qu'en C autrefois. On est passé de neuf heures en C à cinq heures et demie en S. Même les profs de physique demandent que les élèves fassent plus de maths !" Quant aux comparaisons internationales, pour Laurent Lafforgue, "elles sont à prendre avec des pincettes puisque les systèmes éducatifs sont devenus médiocres partout : au pays des aveugles, les borgnes sont rois."

Extrait d'un article paru le 31/10/07 dans le Monde.fr

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